Des livres, de la cuisine, des coups de coeur, du partage

Archives mensuelles : novembre 2013

Je n’avais encore rien lu de Dickens et je n’avais pas envie de lire en premier l’un de ses romans les plus connus et dont je connais les histoires dans les grandes lignes.

Je voulais vraiment découvrir quelque chose de nouveau, un peu pour découvrir vraiment Dickens par moi-même. J’ai posé mon choix sur Le Mystère d’Edwin Drood, présenté comme « la plus extraordinaire énigme littéraire de tous les temps ». Il faut dire que Dickens est mort avant de finir ce roman, laissant ouvert à toutes les spéculations possibles, le fin mot de l’histoire.
Le Mystère d'Edwin Drood - Charles Dickens

L’édition Archi Poche que j’ai achetée s’achève sur le récit imaginé par Paul Kinnet, qui semble avoir longuement travaillé sur le sujet avant d’oser en proposer la fin. Quoi qu’il en soit, que sa version soit celle qu’avait envisagé ou non Dickens, elle s’inscrit avec respect dans le style de Dickens et ne trouble pas la lecture.

Mais venons en à l’histoire, Le Mystère d’Edwin Drood c’est l’histoire d’un jeune couple, Edwin et Rosa dont les parents, tous décédés, ont voulu qu’ils se marient ensemble. Pourtant, leurs sentiments ne les rapprochent pas et ils décident de ne pas aller à l’encontre de leurs sentiments.

Edwin est à la fois le neveu et la pupille de Jasper, chef de la chorale dans la petite ville presque insignifiante où ils vivent. Jasper est un personnage étrange, plein de contraste. Et il a, semble-t-il, un grand secret : il est fou de la financée de son neveu. Et quand celui-ci disparaît, il jure de faire payer son meurtrier…

A moins que cet oncle justicier ne soit qu’un habile manipulateur ?

Le lecteur est libre de s’arrêter là où Dickens s’est lui-même arrêté, ou de continuer jusqu’au bout. Imaginer la fin ou non.

Lire Dickens n’est pas la plus facile des lectures, pourtant sa plume est plaisante et peut-être moins lourde que nos classiques français (même si je ne me base que sur une traduction, je l’avoue).

Le Mystère d’Edwin Drood, c’est un peu les prémices des romans policiers et pour peu qu’on soit vigilant, on trouve des indices semés ça et là pourtant tenter de découvrir le mystère qui se cache derrière cette disparition.

Publicités

Voilà longtemps que je n’avais pas publié d’articles dans cette catégorie. Heureusement, et pour me faire un peu pardonner, j’ai une adresse incontournable à vous proposer et qui fera sans doute baver les plus gourmands !

Cette adresse, c’est celle du restaurant Autour du Beurre, à Saint-Malo. Vous me direz que Saint-Malo, ce n’est pas la porte à côté ? Sans doute, mais si vous y passer un jour, et c’est une jolie petite ville qui mérite bien qu’on aille au moins une fois dans sa vie arpenter ses rues, il faudra absolument vous accorder une pause déjeuner dans le restaurant de Jean-Yves Bordier, Autour du Beurre. Bon, si jamais vous êtes pressés, vous pourrez toujours passer dans la boutique attenante au restaurant, La Maison du Beurre et faire quelques emplettes.

Bistrot Autour du Beurre

Mais parlons du restaurant Autour du Beurre. Ah oui, juste une chose… Je n’ai malheureusement pas de photos à vous proposer des différents plats dont je me suis régalée, je trouve mal poli de prendre des photos dans un restaurant… Pas d’autres choix que de me faire confiance ! Ou d’aller par ici pour jeter un oeil aux recettes que propose Jean-Yves Bordier.

Lumière légèrement tamisée, murs en pierres, bois, déco originale et discrète, le restaurant dégage une ambiance apaisante. Ce n’est pas bruyant mais pas guindé non plus. Les serveuses sont accueillantes, n’hésitent pas à parler des produits proposés par le restaurant et maîtrisent leur sujet. La carte est une énorme ardoise sur laquelle figurent 4 ou 5 entrées,  plats et desserts. Un bon point pour le restaurant qui ne s’éparpille pas dans une quantité astronomique de recettes mais préfèrent mettre en avant quelques produits frais.

Avec un choix restreint, on croit qu’il est facile de choisir son menu. Mais pas du tout ! Tout semble exquis ! Velouté de Jack Bee ? Coquille saint-jacques au beurre de Yuzu ? Lotte aux asperges et châtaignes, sauce au beurre vanillé ? Sablé breton caramel au beurre salé ?
Comment choisir ? C’est trop difficile, alors on craque et on commande une entrée, un plat et un dessert pour ne pas en perdre une miette ! Ajoutez à cela le plateau de dégustation de 7 beurres servis avant l’entrée et le compte y est. De « petits » rectangles de beurre, gourmands et qui pourraient bien constituer la totalité du repas. Beurre demi-sel, beurre aux algues, beurre à l’huile d’olive citronnée, beurre au sel fumé, à la vanille, au yuzu ou encore au piment d’Espelette. C’est un vrai régal et je dois dire qu’il m’a fallu bien du courage pour ne pas tout dévorer et garder de la place pour le repas !

Les assiettes, qu’il s’agisse de l’entrée, du plat ou du dessert, sont à la fois gourmandes et pas trop remplies. Juste ce qu’il faut. C’est beau, si, si, croyez-moi ! C’est raffiné mais sans prétention. Et surtout, c’est délicieux !

Et pour les prix, car c’est un détail plutôt intéressant, les entrées sont autour de 12 euros, les plats autour de 18 euros et les desserts autour de 8 euros. Cela me parait plus que raisonnable par rapport à la qualité des plats.

Autour du Beurre

La seule chose, c’est qu’il faut faire attention aux horaires d’ouverture…

On sort de là l’estomac rempli comme il faut, avec un sachet de caramels au beurre salé offert, pour le goûter… Le petit détail qui vaut bien qu’on s’y arrête !

Caramels - Autour du beurre

Si vous voulez plus d’infos sur le beurre Bordier, il y a le site : http://www.lebeurrebordier.com/portail.php et vous pourrez quand même trouver des photos sur Tripadvisor.


Un avion sans elle m’a été prêté par ma belle-mère à un moment où je n’avais plus rien à me mettre sous la dent. La bonne nouvelle, c’est que j’allais de nouveau avoir quelque chose à lire. La « mauvaise » c’est qu’il ne m’a fallu qu’une journée pour le lire. Vous me direz, c’est plutôt bon signe, c’est que le livre m’a plu. Et je suis sûre qu’il vous plaira aussi.

Michel Bussi nous livre dans Un avion sans elle (et vous noterez le jeu de mots) un sorte de policier, un polar, mais sans noirceur. Ici, il n’est pas question de meurtres sanglants, de crimes monstrueux, ni même de crimes tout court d’ailleurs. Un avion sans elle, c’est l’histoire de Lylie. Elle vient d’avoir 18 ans et elle ne sait pas qui elle est : Emilie Vitral ou Lyse-Rose de Carville ? Il faut dire que cela ne va pas de soi : elle est la seule survivante d’un crash d’avion, 17 ans plus tôt, en 1980, et il y avait à bord 2 bébés d’environ 3 mois accompagnés par leurs parents.

Un avion sans elle - Michel Bussi

Une enquête sera bien menée mais c’est sans preuves véritables que la justice en décide ainsi : elle sera Emilie, petite-fille d’une famille de prolétaires. Elle aurait pu être Lyse-Rose, riche héritière d’une famille de haute naissance. Emilie a un grand frère, Marc. Elle aurait pu avoir une grande soeur, Malvina. Si la justice a rendu son verdict, la famille de Carville ne se résout pas à perdre leur petite-fille et décide d’engager un détective privé pour découvrir la véritable identité de Lylie, contraction des deux prénoms, des deux identités possibles de la jeune fille. Crédule Grand-Duc, ancien mercenaire devenu détective privé a jusqu’aux 18 ans de Lylie. Après, les Carville ne financeront plus son enquête.

Pour ses 18 ans, Crédule Grand-Duc laisse à Lylie le carnet dans lequel il a raconté toute son enquête. C’est dans le courant de la nuit, peu de temps avant que son contrat ne prenne fin qu’il découvre enfin qui est Lylie.

Véritable course poursuite contre le temps, contre Crédule Grand-Duc lui-même ou contre une identité, Un avion sans elle alterne révélations du carnet, faits et gestes de Marc qui cherche désespérément à prouver que l’amour qu’il éprouve pour sa soeur n’est pas contre nature car il est certain qu’elle n’est pas sa soeur, de Lylie et des deux grands-mères, déchirés par l’ignorance, le besoin de savoir, avant qu’il ne soit trop tard, car le message de Lylie à Marc est clair : le voyage qu’elle doit entreprendre est un voyage sans retour. A moins que…


Après les lectures de vacances, il y a les lectures de la rentrée… Et pourtant, Demain j’arrête ! est aussi parfait en livre de vacances. Mais ne croyez pas que je veux dire par là que c’est un livre sans intérêt, bon à lire seulement entre la baignade et le bronzage sur la plage, distraitement. Pas du tout.

D’ailleurs, on peut lire Demain j’arrête ! pendant les vacances, sur un week end, dans la semaine pour se changer les idées après le boulot… Il n’y a qu’une seule chose, c’est qu’il faut le lire ! Oui, c’est écrit de façon simple, oui, c’est une histoire qui semble tout aussi simple. Mais le tout fonctionne à merveille. Pour tout vous dire, même Jules l’a lu. C’est même lui qui l’a acheté pour le lire dans le train. Et il n’a pas été déçu non plus.

Gilles Legardinier - Demain j'arrête !

Nous sommes tous les deux d’accord pour dire que seule la fin est un peu tirée par les cheveux, mais, après toutes les péripéties que subit Julie, l’héroïne, finalement, on pourrait se dire que tout est possible.

Toute l’histoire de Julie se résume à une question : quelle est la chose la plus stupide qu’elle ait faite dans sa vie. Et des choses stupides, Julie en a faites quelques unes, mais la plus stupide de toutes ? Cela mérite bien réflexion. Cette réflexion, Julie nous la livre dans un récit à la première personne; dans lequel elle nous raconte comment son nouveau voisin est devenu une obsession.

Et c’est peu dire ! Voilà comment d’un nom sur une boîte aux lettres tout peut arriver. Il faut dire que le fameux voisin s’appelle Ricardo Patatras. Difficile de passer inaperçu !

Entre les pensées de Julie et ses conversations, rien ne nous échappe. Ridicule, drôle, attachante, le personnage de Julie est en lui un vrai moment de bonheur. Et c’est sans parler de sa théorie sur les chats…

Comme a dit Jules en fermant Demain j’arrête ! on imagine bien. Et c’est ce talent de Gilles Legardinier de rendre son ouvrage aussi vivant qui le rend passionnant à lire. Je ne compte plus les fois où j’ai ri pour de vrai en lisant ce livre, tant on imagine vraiment chaque scène.

Plaisant jusqu’au bout, Gilles Legardinier se livre dans une sorte de postface qui sent bon l’auteur passionné par ce qu’il fait et cela ne fait que confirmer la bonne impression laissée par tout le livre.