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Archives mensuelles : octobre 2013

Dernière lecture de vacances,  Un été sans les hommes. Je ne l’avais pas choisi par hasard : c’était l’été et j’étais partie en vacances sans mon Jules. J’ai trouvé que c’était un titre de roman qui collait donc très bien avec mes vacances !

Siri Hustvedt - Un été sans les hommes

Comme son titre l’indique, Un été sans les hommes met en avant une femme, Mia, qui décide de prendre de la distance vis à vis de son mari. Mia aime la poésie, son mari, Boris, est neuroscientifique. Et Boris a une liaison avec « la Pause », charmant surnom trouvé par Mia pour ne pas nommer celle qui lui a valu un séjour à l’hôpital.

Car Mia a vécu une crise de folie qui lui a valu un petit séjour à l’hôpital. Heureusement, la crise passe. Mais « la Pause », elle, est toujours là. Mia décide donc de quitter New York et loue une maison à côté de la maison de retraite de sa mère. Sa mère, veuve depuis plusieurs années est entourée d’une bande de copines, toutes vieilles filles, que Mia surnomme les Cygnes. Pleines de vie, Mia va découvrir comment vivent et ce qu’éprouvent ces femmes et elle va aussi se retrouver en plein coeur d’un petit groupe d’adolescentes à qui elle va donner des cours de poésie. Rivalité, jalousie, moquerie, les adolescentes ne sont pas tendres entre elles.

Mia fera également la rencontre de Lola, jeune maman délaissé par un mari toujours absent. Toutes ces femmes, qu’elles soient plus jeunes ou plus âgées que Mia vont lui offrir une perspective large, différents âges de la vie, différents vécus mais énormément de sentiments. Au fil des pages, Mia, qui est aussi la narratrice se livre et nous livre avec beaucoup d’humour et un soupçon de subversion ses états d’âme.

Et finalement, qu’importe que Boris revienne ou non ?

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Passionnée par l’époque médiévale, il m’était impossible de passer à côté d’un ouvrage tel que Les Piliers de la Terre. Sauf que voilà, on me l’avait prêté il y a bien 7 ans et je n’avais pas pu dépasser les 100 pages. Je m’ennuyais à mourir, je n’arrivais pas à rentrer dans l’histoire. J’en ai lu à peine 100 pages et je l’ai rendu à sa propriétaire.

Vous ne devez pas trouver cette entame très engageante, mais attendez ! Quand on lit beaucoup, on sait qu’il y a des livres qui ne se laissent pas aborder comme ça. Voyage au bout de la Nuit de Ferdinand Céline m’avait fait ça, ou Les grands Cimetières sous la Lune de Georges Bernanos aussi. Bon, il faut dire que ce n’est pas le même genre ni le même niveau d’écriture, c’est vrai. Mais aussi, parfois, il suffit de poser l’ouvrage dans un coin et d’attendre le bon moment pour y revenir.

Ken Follett - Les Piliers de la Terre

Ça avait bien fonctionné avec ces deux ouvrages, pourquoi pas avec Les Piliers de la Terre ? Alors, cet été, en voyant le livre de Ken Follett dans le bac à livre du magasin, entouré de romans à l’eau de rose et autres niaiseries, j’ai eu envie de l’acheter. Et vous savez quoi ? Nous seulement je l’ai adoré mais en plus je l’ai dévoré ! Une toute petite semaine pour en lire les 1050 pages, pas rentable du tout comme lecture !

Mais ça valait tellement le coup ! Autant, pour Céline et Bernanos, il y avait de bonnes raisons de peiner à les lire, autant pour Ken Follett je n’ai pas compris ! Je me suis retrouvée aspirée par l’histoire et il fallait absolument que je me plonge dedans dès que j’avais ne serait-ce que quelques minutes de disponibles ! Une vraie lecture en mode autiste !

C’est pour ça qu’avant même de parler de l’histoire des Piliers de la Terre, je tenais à vous dire ça, quand on n’arrive pas à lire un livre, il faut juste parfois se laisser un peu/beaucoup de temps, mais il faut toujours le reprendre un jour.

Mais revenons en à nos Piliers. Ken Follett nous y raconte la vie au XIIème siècle en Angleterre de différents personnages tous liés les uns avec les autres. La première partie du roman s’intéresse d’abord à Tom et à sa famille. Tom est bâtisseur et il rêve de construire une cathédrale. Il est marié et a deux enfants, Alfred et Martha. Après le décès de son épouse Agnès, Tom se lie avec Ellen, une femme étrangement cultivée qui vit dans la forêt avec son fils Jack. La deuxième partie du roman s’intéresse davantage à Aliéna, jeune fille de haute lignée qui va tout perdre à cause d’un ennemi de son père. Son destin se retrouvera scellé par la promesse qu’elle fera à son père de tout mettre en oeuvre pour que son frère, Richard, reprenne son château.

Au travers des drames, des injustices, des histoires d’amour, l’oeuvre de Ken Follett est à la fois pleine de rebondissements, de suspens, de gentils et de méchants. Pourtant les personnages sont peints avec beaucoup de réalisme. On s’attache à eux et on ne perd pas une miette de l’histoire pour savoir si, à la fin, « tout est bien qui finit bien ».

Un roman qui mérite bien qu’on lui consacre toutes les heures qu’il faudra ! Pour ma part, il m’aura finalement fallu moins d’une semaine !


Qui ne connaît pas aujourd’hui Paulo Coelho ? Sans avoir lu tous ses livres, je pense que rares sont les personnes qui n’en ont pas tenu au moins un une fois entre leurs mains.

Du roman très connu L’Alchimiste au peut-être un peu moins connu Véronika décide de mourir, Paulo Coelho dresse dans chacun de ses romans des univers propices aux rêves, à la réflexion, et toujours de façon à apporter quelque choses à ses lecteurs.

Par certains côtés, ce sont des romans simples mais, pour en avoir lu plus d’un, ils apportent toujours quelque chose à leurs lecteurs.

 Le Pèlerin de Compostelle est le quatrième roman de Paulo Coelho et contrairement aux précédents, c’est un ouvrage très personnel dans lequel il relate son pèlerinage et les circonstances qui y sont liées.

Paolo Coelho - Le Pèlerin de Compostelle

Le contexte est particulièrement précis : membre de la confrérie Regnus Agnus Mundi (appelée aussi RAM , ordre catholique, fondé en 1492), il échoue à l’initiation qui devait lui permettre d’obtenir une épée plus « puissante » que celle qu’il détenait jusqu’alors.
Afin de pouvoir mériter de nouveau son épée et la retrouver, son Maître au sein de la confrérie lui intime de se rendre à Saint-Jean-Pied-de-Port pour suivre son guide sur le Chemin de Compostelle.

Paulo Coelho quitte donc le Brésil pour la France et livre avec beaucoup de réalisme et d’objectivité son chemin, ses aspirations, ses erreurs.

 Malgré tout, le chemin de Paolo Coelho est un chemin purement spirituel. Pour lire et surtout, pour apprécier Le Pèlerin de Compostelle, il ne faut pas être hermétique à tout ce qui touche à l’ésotérisme. Paulo Coelho fait peu de cas de la « matérialité » du Chemin. Les kilomètres, l’hébergement, rien de tout cela n’a d’importance. Ce qui compte pour Paolo Coelho c’est la quête, la récompense : trouver son épée.

Pour cela, Paulo Coelho traversera de nombreuses épreuves qui paraitraient bien étranges à tout autre que lui. Mais Le Pèlerin de Compostelle enseigne aussi au lecteur, et c’est tout l’art de Paulo Coelho. Et pour peu qu’on veuille bien écouter ce qu’il nous dit et y réfléchir, c’est un message de vie qu’il nous livre.

 L’espoir, la réconciliation avec soi, l’Amour. Il n’est de plus beau message que l’humanité dont fait preuve Paulo Coelho dans le partage de son aventure. Les pistes de réflexions, les astuces même, laisse au lecteur qui referme ce livre un sentiment de bien-être, d’harmonie et d’envie d’aller de l’avant (ce qui d’ailleurs s’exprime par un simple mot propre au Chemin : Ultreïa, plus avant, outre, un cri d’espoir et de vie pour avancer toujours plus sur le chemin de la vie). Et cela vaut bien, pour les plus récalcitrants, quelques pages d’ésotérisme.