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Archives mensuelles : septembre 2013

Qui n’a pas succombé au charme indéniable de Gru dans Moi, moche et méchant sorti en 2010 ? Cet anti-héros, parmi les plus méchants des méchants, s’était retrouvé père de famille grâce à la malice des trois orphelines Margo, Edith et Agnès. Vu le succès que le film a eu, il fallait s’attendre à une suite et puis, on le sait, dès qu’un film d’animation sort, la suite ne tarde pas à venir.

Moi moche et méchant 2

On dit toujours qu’il est difficile d’écrire une suite mais depuis pas mal de temps maintenant, je trouve que la qualité est assez souvent au rendez-vous. Moi, moche et méchant 2 ne déroge pas à la règle.

Le film est destiné à un public large, avec des allusions et des clins d’oeil pour les plus grands. Pas besoin de garder des enfants ou ses neveux pour trouver une excuse, on peut très bien avoir 20 ans et se faire plaisir devant Gru et les minions.

Dans ce nouvel épisode, Gru qui avait décidé d’abandonner son rôle de méchant pour se consacrer à ses 3 filles adoptives, se retrouve de nouveau sur le terrain et qui plus est, en charmante compagnie puisque c’est une certaine Lucy, agent secrète pour l’Agence Vigilance de Lynx qui vient  réclamer ses services. Mais Gru ne serait-il pas un peu rouillé ? Et pourtant, qui mieux que lui, pour démasquer celui qui semble vouloir lui voler la place de plus grand des méchants ?

Les minions - Moi moche et méchant 2

Le duo Gru/Lucy est explosif, les minions sont déchaînés. Un bon moment, de rire mais, aussi, d’émotion…

La fiche technique :

Réalisateurs : Chris Renaud, Pierre Coffin
Producteurs : Christopher Meledandri, Janet Healy, Eileen Godoy
Producteur associé : Robert Taylor
Scénaristes : Cinco Paul, Ken Daurio

Et pour la note c’est un 5 sur 5 sans hésiter !

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J’avoue tout, je me suis encore sauvée en vacances, comme ça sans prévenir… Mais j’ai assez de lectures de vacances pour oser espérer me faire un peu pardonner ! Et des lectures plutôt variées.

Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

Mais je vais commencer par Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson.

Il faut en quelque sorte aimer la solitude et peut-être même l’isolement que procure la lecture pour apprécier un ouvrage tel que Dans les forêts de Sibérie. Je dirais même qu’il y a un certain charme à s’isoler dans un coin pour le lire.

Sylvain Tesson, aventurier et écrivain a eu l’idée folle de vivre 6 mois dans une cabane, au fin fond de la Sibérie, au bord du lac Baïkal.

Dans les forêts de Sibérie n’est donc pas la narration d’une histoire imaginaire mais bien la vie qu’il a menée durant ces 6 mois, en plein hiver.

Sylvain Tesson n’a pas découvert le lac Baïkal lors de cette retraite. C’est un lieu qu’il connaissait déjà et qui, pour des raisons qui lui sont propres, correspond exactement au lieu où il désirait faire sa retraite.

La quatrième de couverture, très poétique est en soit un aboutissement : « Et si la liberté consistait à posséder le temps ? » Car le temps touche particulièrement l’auteur. Sylvain Tesson sait que son besoin de mobilité, de mouvement, est une sorte de lutte contre le temps, une lutte à laquelle il ne tient plus.  D’où cette immobilité volontaire.

On pourrait croire que son immobilisme, qui n’est finalement que partiel, rende le récit lent et monotone.

On pourrait aussi s’attendre à un récit davantage introspectif, à la difficulté de changer radicalement de vie, même si c’est temporaire, mais non.

Au fil des pages et de la lecture, j’ai eu peur d’être déçue : trop simple, trop facile, trop naturel. Pourtant non. En lisant Dans les forêts de Sibérie, j’ai goûté au plaisir du changement et de la facilité de ce changement, me disant à moi-même que tout changement de vie est possible, qu’il y a quelque part une issue, différente pour tous ceux qui, incapables de changer le monde, cherche un moyen de ne pas se laisser dévorer par le monde moderne.

Il y a bien des façons de trouver la plénitude, la paix, quand bien même cela passe par des moments difficiles et l’ouvrage de Sylvain Tesson est une ode à la plénitude et au changement. Il ouvre une porte, quelque part, et laisse filtrer la lumière. De quoi s’ouvrir à nouveau à ses rêves…

Un prix Médicis 2011 Essai bien mérité !