Des livres, de la cuisine, des coups de coeur, du partage

Archives mensuelles : juin 2013

Après avoir lu Le Mec de la Tombe d’à côté, il fallait bien que je me décide à lire la suite : Le Caveau de Famille.

Le Caveau de Famille - Katerina Mazetti

Le mec de la tombe d’à côté, juste au cas où pour vous rafraîchir la mémoire, c’est cette histoire d’amour improbable entre une bibliothécaire, Désiré, veuve de surcroît et qui vit dans un appartement en ville, aseptisé et sans vraiment de personnalité ; et Benny, agriculteur célibataire, simple et travailleur.

C’était une rencontre improbable pour une histoire improbable : la tombe du mari de Désiré s’est trouvée juste à côté de celle de la mère de Benny. Et d’emblée, les différences sont flagrantes (mais je vous laisse le lire si vous voulez en savoir davantage !)

Tellement improbable que c’est une histoire drôle et attachante que nous a offerte l’auteure, Katerina Mazetti. Pour la suite, on pouvait donc s’attendre à ce que la suite soit de la même trempe. J’attendais de l’improbable, de l’humour, de la tendresse aussi et de la dérision.

Et bien c’est peine perdue, il fait malheureusement le reconnaître !

La majeure partie du Caveau de Famille tourne autour du souhait de Désirée d’avoir un enfant. Il semble que son horloge interne se soit mise en alerte et que c’est la seule chose qui compte. Et cela compte tellement que les sentiments, les siens et ceux de Benny, sont d’abord mis de côté. Et comme il faut bien que leurs sentiments les rattrape, les voilà pris de nouveau dans une relation, d’amour, certes, mais ces deux-là sont tellement différents que bien sûr…

De bonheurs en catastrophes, de catastrophes en bonheurs, le roman nous montre, peut-être avec un humour que je n’ai pas su voir, comment un homme et une femme peuvent ne pas du tout être sur la même longueur d’onde. Ça aurait pu donner quelque chose de comique si en lisant Le Caveau de Famille on n’avait pas juste l’impression de se retrouver devant une plate mise en scène.

Et, pour couronner le tout, Katerina Mazetti fait de Désirée une sorte de poule pondeuse réduite à élever ses enfants comme elle peut, parce que oui, Désirée va finalement tomber enceinte. Et elle va aussi devenir une vraie petite femme d’intérieur. Pour une bibliothécaire intellectuelle qui n’avais jamais cuisiné de sa vie, voilà donc une bien belle révélation…

Non, sincèrement, heureusement que le livre se lit vite parce que pour voir les personnages, et Désirée surtout, devenir des caricatures même pas drôles de la vie de couple, vraiment, je m’en serais bien passée !

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Après 1879 Java, j’ai eu envie d’essayer 1956 Le Rouge fidèle.

Ce vernis fait référence au rouge à lèvre Bourjois longue tenue. Aucune autre couleur qu’un rouge légèrement framboise ne pouvait mieux faire l’affaire, surtout pour l’époque. Le vernis à ongle qui fête dignement les 150 ans de la marque reprend avec succès cette teinte particulière.

Bourjois - Pub le Rouge Fidèle (2)

Bourjois - Pub le Rouge Fidèle (1)

Autant, dans son flacon, il parait beaucoup plus framboise, autant sur les ongles sa couleur se révèle beaucoup plus complexe. Ni tout à fait rouge, ni tout à fait framboise, je trouve que le mélange est superbe ! Sa texture un peu crémeuse le rend agréable à poser, davantage que 1879 Java et il brille tellement qu’à moins de vouloir le faire tenir le plus de temps possible, la couche de top coat n’est pas si nécessaire.

C’est une couleur vive, ni trop élégante, ni trop girly. Je suis convaincue que 1956 Le Rouge fidèle peut se porter de toutes les façons : coquette, décontracte, pour un rencard, pour se faire plaisir en vacances… Et quand on regarde les 2 pub faites pour le Rouge fidèle, on voit bien que ce rouge à lèvre peut s’adresser à la femme « de tous les jours » et à la femme plus coquette.

Bourjois - 1956 Le Rouge Fidèle

Je pensais que j’aurais un peu de mal à l’assortir à ma garde-robe, à cause de la couleur framboise vraiment marquée dans le pot, mais en fait, pas du tout !

Il n’a rien des teintes pastel ni acidulées de l’été, mais il est assez flashy pour donner du peps à un été qui de toute façon risque de négliger un peu…


Eh oui, une recette ! Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas pris le temps de me mettre aux fourneaux mais j’espère bien me rattraper avec cette recette de pain maison, et sans machine à pain.

D’accord, ce n’est pas une recette gourmande, mais quand on aime le pain et le bon pain, c’est un vrai régal. Une tranche de pain passée au grille-pain et tartinée de beurre me fait plus envie qu’une boîte de bonbons, c’est pour dire ! (à moins que ce ne soit des Schoko Bons, là, peut-être que ça mérite réflexion !!). Entre les différentes farines et toutes les choses délicieuses qu’on peut mettre sur une tranche de pain, moi je craque.

Alors j’ai eu envie de tester et de faire ma baguette, chez moi. Une baguette, classique, pour commencer. Et sans machine à pain. J’ai eu l’occasion de me servir de ce genre d’appareil et je n’ai jamais trouvé le résultat extraordinaire. Je n’ai jamais réussi à avoir autre chose qu’un pain très dense et très lourd à manger. Pour la place que ça prend dans une cuisine, autant s’en passer. Et puis, cuir son pain au four, c’est nettement plus pratique. Et, en dehors du temps où il faut laisser la pâte reposer, ce n’est pas si long que ça à faire.

Pain maison (2)

Préparation : 15 minutes – Repos : 3h30 au total – Préchauffage du four : 200° – Cuisson : 30 minutes

Les ingrédients :
500 g de farine classique
30 cl d’eau
3 cuil. à café de sel
1 sachet de levure de boulanger déshydratée

La recette : 

– Dans un saladier verser l’eau, le sel et la farine. Mélanger.

– Quand la pâte commence à s’épaissir, la pétrir à la main jusqu’à ce qu’elle forme une boule grossière. Couvrir le saladier avec un torchon et laisser reposer 30 minutes.

– Ensuite, ajouter la levure et pétrir de nouveau à la main. L’idéal est de replier la pâte sur elle-même et d’appuyer fort avec le poing.

– Quand la pâte forme une boule lisse et uniforme, couvrir à nouveau le saladier et laisser reposer 3h à température ambiante.

– La pâte doit avoir doublé de volume.

– Préparer la plaque de cuisson en y déposant un feuille de papier cuisson. La fariner.

– Sortir la pâte du saladier, sans la déchirer et la presser avec le poing pour la dégazer.

– La déposer sur la plaque de cuisson et lui donner la forme que vous souhaitez.

– Réaliser quelques entailles sur la pâte et la couvrir avec un torchon le temps de préchauffer le four à 200°.

– Enfourner et laisser cuire 30 minutes. Si la croûte n’est pas assez dorée, laisser encore 10 minutes.

Pain maison (1)

Et voilà ! Du bon pain fait maison !
Ça, c’est pour la « recette de grand-mère » mais d’après ce que j’ai lu sur internet, il n’y a pas énormément de variations. Mais j’ai trouvé des petites astuces. Par exemple, si on a un four électrique, de mettre un plat avec de l’eau dedans pour que le pain cuise à la vapeur, ce qui le rend plus doré ou encore d’ajouter la levure dès la première étape, à condition qu’elle ne soit pas en contact avec le sel (dans ce cas, faire un puit avec la farine, mettre la levure, refermer le puit et ajouter ensuite l’eau et le sel).

Avec le pain que j’ai fait, à 2, on en a eu pour presque toute la semaine. Correct non ?

Et pour le PDF : Pain maison


150 ans déjà !

La marque Bourjois fête cette année ses 150 ans et pour l’occasion, a lancé une collection de mini-vernis. 3 ml au prix de 3,95€, de quoi se faire plaisir sans dépenser une fortune !

La collection se décline en 15 teintes, 15 teintes qui reprennent 15 dates clés de la marque. J’ai mis du temps à me décider et finalement, plutôt que de les commander sur l’e-shop de Bourjois et de payer des frais de port légèrement disproportionnés par rapport au prix des vernis, j’ai fini par mettre la main dessus dans un Monoprix de Paris, un pur hasard qui m’a fait craquer sur : 1879 Java, un vert brillant et frais ; 2001 Coup de théâtre un noir légèrement pailletés et 1956 Le rouge fidèle, un rouge framboise.

Printemps oblige (enfin, en théorie seulement), j’ai décidé de tester 1879 Java en premier. Petit coup d’oeil sur l’e-shop Bourjois, l’année 1897 correspond à la création de la Poudre de Riz de Java. Son écrin était vert. Bourjois l’a revisité pour en faire quelque chose de « frais et vif, sans nacre ». Pour le coup, pari réussi.

Java 1879 - Bourjois

Le pinceau est un peu fin à mon goût mais, pour une fois, j’ai réussi à ne pas déborder. C’est plutôt bon signe. L’idéal est de le poser en 2 couches pour avoir un rendu uniforme et lisse. Voilà un vernis à ongle qui me plaît bien ! Peut-être un peu long à sécher à mon goût. Il faut dire aussi que je n’ai pas mis de top coat. J’avais dans l’idée de le personnaliser un peu, de sortir mes plaques de stamping laissées à l’abandon depuis les vacances, la mise au tricot, le pas de temps-trop de boulot-fatiguée…

Java 1879 - Bourjois

En fin de compte, j’ai du ranger mes plaques et mettre mes idées au placard, le vernis a pris la trace des draps et, pire encore, à fait des espèces de petites bulles. Alors, bien sûr, ça ne se voit pas si on n’a pas les yeux dessus, mais puisque moi je le vois, ça ne peut pas me convenir ! J’ai dit que les bulles étaient le pire ? C’est que j’ai oublié de vous dire que le lendemain de la pose, après la douche, je me suis retrouvée avec quelques uns de mes ongles étrangement « collants ». Je crois qu’ils n’ont pas aimé le contact avec la serviette…
Un vernis de la marque Kiko m’avait fait ça pendant les vacances, mais spontanément, j’ai tendance à être moins exigeante avec la marque Kiko qu’avec la marque Bourjois…

On le voit déjà sur la photo précédente, et là, c’est encore pire (mais on laisse les dégâts causés par la vaisselle de côté, hein !) :

Java 1879 - Bourjois

Donc, en dehors de la pose et de la couleur, je ne suis pas sûre qu’entre 1879 Java et moi, ce soit l’amour fou ! Peut-être que ma base Essie y est pour quelque chose. De toute façon, comme elle est en train de rendre l’ame, je vais devoir songer à la changer. Peut-être qu’il faut absolument une couche de top coat. Je ferais le test et je vous dirais ça. Il n’en reste pas moins que, même pour 3,95€ c’est dommage de ne pas pouvoir poser son vernis et ne plus s’en soucier !


Il y a quelques semaines, en rentrant d’un looong week end à la montagne, il me fallait absolument un livre pour m’occuper dans le train et ne pas penser. Surtout, ne pas penser que c’était déjà la fin et qu’il fallait rentrer… Quelque chose qui m’empêcherait de voir les montagnes s’éloigner au fur et à mesure que Paris se rapproche, Paris et le boulot… Il y a des semaines comme ça…

Heureusement, dans une toute petite librairie, juste avant de partir, je suis tombée sur Du domaine des Murmures, avec son bandeau « Goncourt des lycéens 2011 ». Le titre est déjà plutôt aguicheur mais je me suis surtout dit qu’un Goncourt, c’était l’occasion de lire quelque chose de récent et de qualité.

Du domaine des Murmures

Je lui ai mis la barre haute instinctivement et vraiment, il a répondu à toutes mes attentes !

C’est poétique et romancé, on est transporté dans un château médiéval au paysage sauvage avec sa rivière et ses forêts. Il y a du rêve, de l’amour, de la force. Il y a de la magie qui n’en est pas vraiment. Mais qui sait ? Il y a aussi de la féminité, de la sensualité, de la psychologie, de la religion. On est au XIIème siècle. Il ne faut pas oublier l’importance de la religion pour le Moyen Age et le roman aurait été incomplet sans ça.

Esclarmonde, l’héroïne, s’adresse directement à nous. Elle a des choses à dire. Des choses qu’elle ne peut pas garder pour elle. C’est vrai, c’était il y a bien longtemps, et elle nous replonge dans son siècle, et elle nous montre avec son propre regard comment cela se passait, « à l’époque ».

Esclarmonde, ce n’est pas n’importe quelle femme du Moyen Age. C’est une jeune femme qui n’a pas dit « oui » le jour de son mariage imposé par son père. Elle n’aime pas celui que son père lui a choisi. C’est un jeune homme violent qui n’hésite pas à trousser toutes les femmes qu’il peut croiser. Il est méprisant, hautain. Esclarmonde veut être libre. C’est pour cette raison qu’elle choisi de se consacrer à Dieu et à la prière : elle demande à être emmurée vivante.

Devenue presque une sainte, sa voix prend alors une force et un pouvoir qu’elle n’avait pas soupçonné jusqu’alors. Absorbée par son nouveau rôle, elle ne se doute pas des épreuves qui l’attendent.

Entre rêverie et cruauté, songe et réalité, le roman nous transporte dans l’univers à la fois poétique et charnel de Carole Martinez, un pur moment de bonheur. Du Domaine des Murmures nous fait aussi réfléchir, pour peu qu’on veuille bien s’en donner la peine, sur ce que signifie le mot « liberté », un mot pas aussi limpide qu’on pourrait le croire.

C’est un livre idéal pour se changer les idées et rêver un peu, le temps d’un trajet de train, disons, de 2h.


Hello ! Bonjour tout le monde, me revoilà ! Comment ça, j’étais partie ? Ben… En fait oui… Je sais, je ne vous ai pas prévenus. Paaaas biiiien ! Mais avant le départ, les journées étaient bien remplies, enfin, bref, après 10 jours en Italie, oui, oui, et une semaine de reprise intense, oui, oui, me revoilà ! Avec, une fois n’est pas coutume, un petit article Théâtre aujourd’hui.

Samedi soir, c’était direction le théâtre Tristan Bernard (64 rue du Rocher, Paris 8ème, près de Saint-Lazare) pour aller voir L’Entreprise de la Troupe à Palmade.

L'entreprise

Depuis quelques années, Pierre Palmade a réuni une troupe d’une trentaine de comédiens sous le nom de l’Atelier, devenu par la suite la Troupe à Palmade. Les 30 comédiens se relaient pour offrir aux spectateurs des pièces variées.

L’Entreprise, comme son nom l’indique, est une pièce composée de saynètes toutes plus humoristiques les unes que les autres sur l’univers si particulier de l’entreprise.

Et chez Chauffinor, toutes les situations et tous les employés sont mis en scène avec humour et avec un soupçon de caricature. Difficile de ne pas retrouver au moins l’un de ses collègues dans ces personnages.

Un vrai régal, un vrai moment de détente. Les saynètes s’enchaînent pendant 1h30. Impossible de s’ennuyer !

Et pour ce qui est du cadre, le théâtre Tristan Bernard est un petit théâtre sans prétention, propret et accueillant. La salle est petite mais pour ce genre de pièce, c’est à mon sens ce qu’il y a de mieux. Les prix sont corrects (de 11 à 31€).

Pour ceux et celles qui s’y connaissent un peu, l’Entreprise a été écrit par Bilco, Anne-Elisabeth Blateau, Guillaume Clérice, Julien Ratel et Sarah Suco. Juliette Azzopardi s’est chargée de la scénographie et Damien Dufaitre des lumières.

La troupe à Palmade

Les comédiens se relaient et on retrouve, en fonction des jours : Bilco, Julien-Benoît Birman, Loïc Blanco, Anne-Elisabeth Blateau, Christophe Canard, Constance Carrelet, Guillaume Clérice, Camille Cottin, Rémi Deval, Johann Dionnet, Benjamin Gauthier, Marc Lamigeon, Marie Lanchas, Noémie de Lattre, Nicolas Lumbreras, Nicolas Martinez, Rudy Milstein, Benoît Moret, Yann Papin, Thierry Pietra, Jeoffrey Platel, Julien Ratel, Sarah Suco, Laurence Yayel et Pierre Palmade.

A ne pas rater, c’est jusqu’au 17 Août 2013 !