Des livres, de la cuisine, des coups de coeur, du partage

Archives mensuelles : mai 2013

Qui n’a pas entendu parler du film Populaire sorti en Novembre l’année dernière ? Il faut dire que Romain Duris a vraiment la cote et qu’on entend de plus en plus parler de Déborah François. Il faut dire qu’elle a quelque chose de tellement frais et sympathique sur le visage, vous ne trouvez pas ?

Populaire - Régis Roinsard

Populaire, c’est un modèle de machine à écrire. Et c’est aussi un des adjectifs qui défini le mieux Déborah François alias Rose Pamphyle au coeur du film. Rose est jeune. Du haut de ses 21 ans, elle est destinée à épouser le fils du garagiste du petit village normand dans lequel elle vit avec son père. Celui-ci, veuf et bourru tient une petite épicerie et ne voit pas la vie de sa fille autrement qu’il ne l’a prévu. Mais Rose rêve d’autre chose.

Pour se détacher du destin qui l’attend, Rose se rend à Lisieux pour un entretien en tant que secrétaire chez Louis Echard, le séduisant assureur. Romain Duris, séduisant ? Moi qui n’était pas plus fan que ça, j’ai trouvé que ce rôle lui convenait à merveille et qu’il convenait lui aussi à merveille au rôle. Les années 50 lui vont bien et, si on oublie ses étranges sourires bouche fermée qui lui donnent un aspect aussi séduisant que boudeur, il est rétro tout ce qu’il faut !

L’entretien d’embauche est un vrai désastre mais Rose n’en démord pas ! Elle a un talent : celui de taper à la machine à une vitesse déconcertante. Une idée germe dans l’esprit de Louis, s’il l’embauche, elle doit accepter de participer aux célèbres concours de dactylographie de l’époque. Et ni une, ni deux, le voici entraîneur. Et quoi de mieux que d’héberger Rose chez lui pour pouvoir l’entraîner de façon intensive ?

Déborah François dans Populaire

 Il va de soi qu’entre Rose et Louis quelque chose s’immisce. Quelque chose qui n’est plus tout à fait de l’ordre de l’entrainement mais qui n’est pas tout à fait de l’amour ? A moins que…

Un beau film, donc, rétro, acidulé, drôle et émouvant à la fois, parfaitement féminin, en somme mais qui n’a pas pour autant déplu à Jules. A voir entre filles ou à deux, ou même les deux !

La fiche technique :
Réalisateur : Régis Roinsard
Producteurs : Xavier Amblard, Alain Attal
Scénaristes : Régis Roinsard, Daniel Presley, Romain Compingt

Les Acteurs :
Romain Duris : Louis Echard
Déborah François : Rose Pamphyle
Bérénice Béjo : Marie Taylor
Shaun Benson : Bob Taylor
Mélanie Bernier : Annie Leprince Ringuet
Nicolas Bedos : Gilbert Japy
Miou-Miou : Madeleine Echard
Eddy Mitchell : Georges Echard

Et la note ? Mettons 4 sur 5.


En avant, route ! C’est une lecture un peu spéciale, quelque chose qui sort de l’ordinaire. Et pour cause, il s’agit d’un récit sur le pèlerinage de son auteur, à Saint-Jacques de Compostelle.

Loin de moi l’idée de vous parler religion en long en large et en travers, et surtout en travers car mes connaissances en la matière sont plus que limitées. En même temps, si j’ai lu l’ouvrage d’Alix de Saint-André, c’est bien parce que je compte faire le chemin, l’année prochaine. Je ne suis pas chrétienne, pas pratiquante, mais il y a quelque chose dans ce pèlerinage qui m’attire, l’idée d’en apprendre beaucoup sur soi, d’apprendre à relativer, porter un regard différent sur… sur énormément de choses, bref, quelque chose comme ça.

En avant, route ! Alix de Saint-André

Mais, même sans cette idée en tête, En avant, route ! est un récit qui se laisse lire avec une facilité déconcertante. Déjà, si son auteure est chrétienne, elle n’en est pas pour autant baignée de religiosité et elle ressemble à tout un chacun, vous et moi, avec ses qualités et ses défauts. Elle fume, elle boit, elle ne pratique pas ce qu’on pourrait appeler la « charité chrétienne » à tout bout de champs, les yeux fermés, elle a ses coups de gueule, ces gens qui lui sortent par les oreilles, ceux auxquels elle s’attache. Bref, elle est humaine.

Et c’est un récit très humain qu’elle nous propose, emplit d’humour, de naïveté parfois, de galère et de succès sur un chemin qui attire des milliers de personnes chaque année. Je ne connais pas ses autres livres mais, dans celui-ci en tout cas, le langage est extrêmement simple, à l’image d’un personnage qui ne cherche pas à en faire trop. Phrases courtes, cheveux sur la soupe, anecdotes. C’est un vrai récit de vie, d’un instant de vie.

Pour le lecteur qui n’est pas attiré par le principe de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, En avant, route ! est un récit autobiographique simple (mais pas simpliste) qui fait voyager. Il nous transporte ailleurs, sans trop savoir où, dans des décors qui n’ont rien du quotidien. Ce sont un peu des vacances qu’Alix de Saint-André nous offre, confortablement installés dans notre canapé, loin des souffrances que peuvent causer un sac à dos trop rempli, des chaussures de marche…

Pour ceux qui ont prévu de faire le chemin, ceux qui seraient bien tentés, ceux qui se sentent attirés, c’est une mise en bouche. C’est un petit, tout petit aperçu de l’aventure. D’autant que lors de son tout premier départ, Alix de Saint-André ne s’était pas forcément préparée. On apprend donc avec elle ces petites choses qui peuvent être essentielles ou celles qui deviennent rapidement superflues.

Par exemple, pour ne citer que celui-ci, je vous laisser imaginer mon effroi quand j’ai lu qu’elle arrachait la couverture d’un livre qu’elle avait acheté pour limiter le poids de son sac à dos. Moi qui suis tellement amoureuse des livres que je n’aime pas qu’on m’en prête car c’est un livre de moins dans ma bibliothèque, qui les chouchoutent tellement que je les classe, les trie, les range avec une minutie qui frise la maniaquerie et qu’il n’y a rien que je déteste autant que d’avoir un livre écorné, tâché…
En même temps, quand on marche pendant des jours et des jours, avec sa maison sur le dos, il vaut mieux ne pas trop s’encombrer ! Depuis, quand je fouine au rayon rando de ma librairie favorite, je souris quand je lis « poids : 250g – poids hors couverture, intro et itinéraires bis : 180g ».

Il fallait y penser !

Un livre donc accessible à tous, facile et rapide à lire, drôle et dépaysant. Que lui demander de plus ?


Petit billet qui sort de l’ordinaire aujourd’hui…

J’ai besoin de votre aide. Une de mes amies, surtout, a besoin de votre aide :

Vous vous souvenez de la petite peluche Psychedelic Zebra ? Si, si, celle vendue par Sephora pour reverser l’intégralité à l’association Toutes à l’Ecole (je vous en avais parlé ici).

Cette adorable peluche, c’est LE COUP DE COEUR de l’année de mon amie.

Si quelqu’un passait par ici et avait la moindre idée de comment nous pourrions l’obtenir pour l’offrir à mon amie, je serais ravie et elle aussi, croyez moi !!

Bien sûr, on la rachète, ce n’est pas un souci. Si c’est sur Paris, je peux aussi me déplacer.

Si un jour, vous êtes tombées amoureuses, folles, raides dingues d’une fringue, d’un vernis à ongles, d’un parfum, d’un sac à main, ou de n’importe quoi d’autre, vous savez donc exactement ce que ressent mon amie !! 

En même temps, regardez-la Psychedelic Zebra, elle est tellement mignonne !!

Psychedelic Zebra

Et je suis sans réponse du mail envoyé à Sephora, alors j’ai peur de ne pas pouvoir compter sur eux là-dessus.

Alors voilà, qui ne tente rien n’a rien.

Je lance un avis de recherche à qui voudra bien se séparer ou vendre Psychedelic Zebra.

Et je peux vous assurer qu’elle sera traitée comme une reine dans sa nouvelle demeure (oui, oui, je parle bien d’une peluche, et alors ? Me faites pas croire que vous n’avez jamais été gaga d’une peluche !! 😉 )

Un grand merci d’avance à qui voudra bien nous venir en aide.


Il fallait bien que je finisse par le voir, ce film, puisqu’il faisait partie des nommés au César 2013 du Meilleur film français de l’année.

Le nom du film, Le Prénom, n’est pas très évocateur en soit, mais il incarne parfaitement bien le film. Pour ceux que ce nom n’inspire pas, le choix des acteurs est plutôt une promesse de qualité : Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling et Guillaume de Tonquédec.

Le Prénom - affiche

Patrick Bruel incarne Vincent, futur papa, qui travaille dans l’immobilier et qui a bien réussi dans la vie. D’ailleurs, comme c’est aussi lui le narrateur, pour ouvrir et clore le film, il nous permet de cerner tout de suite son personnage, haut en couleur et en modestie… Il nous décrit également sa soeur Elisabeth, son mari Pierre et leur ami d’enfance Claude. Les personnages sont posés, il ne manquera plus que la femme de Vincent, Anna et, en arrière plan, la mère de Vincent et Elisabeth, Françoise.

Françoise, qu’on ne rencontre vraiment qu’à la fin du film, mais qui remplira l’atmosphère de sa présence. Vincent, Claude, Pierre et Babou sont réunis pour le diner. Un repas de famille comme tout le monde en connait. Vincent, heureux de montrer à tous la dernière échographie de son fils explique qu’Anna et lui ont décidé d’appeler leur enfant Adolphe. Adolphe comme le héros de Benjamin Constant dit-il, mais Pierre, indigné, tente d’expliquer à Vincent qu’il ne peut pas appeler son fils comme Hitler.

Le débat est plus qu’animé, entrecoupé par les interventions de Babou qui, devant s’absenter régulièrement dans la cuisine, n’arrive pas toujours à suivre le fil. La tension monte. Le diner commence, Anna arrive. Comme elle n’est pas au courant de ce qui vient de se passer, s’en suit un drôle de quiproquo à la fin désastreuse : Anna se moque ouvertement des prénoms donnés par Pierre à ses enfants : Myrtille et Apollin.

Vincent tente de rétablir les choses en avouant que ce prénom, Adolphe, n’était qu’une farce et qu’ils voulaient en réalité appeler leur bébé Henri, comme son père. Mais il est trop tard pour faire comme si rien n’avait été dit. Pierre, profondément blessé par les propos d’Anna ne compte pas en rester là.

De fil en aiguille tout le monde en prend pour son grade. Chacun jette au visage de l’autre ses quatre vérités.

Je n’ai jamais vécu de tel dîner de famille mais c’est exactement l’image que j’en ai. Quand les vannes sont ouvertes et qu’il est impossible de retenir les mots qui en sortent, qu’ils sont prononcés uniquement pour être blessant tant la vérité devient secondaire…

Le Prénom

Alors, bon, oui, ça crie sans doute un peu trop, il y a un côté peut-être un peu trop théâtral dans Le Prénom, mais pour un film qui se passe presque exclusivement dans un salon, l’espace est parfaitement bien rempli, l’atmosphère pour ainsi dire perceptible et les acteurs suffisamment bons pour dresser le portrait d’une famille comme une autre, un soir, autour du dîner.

Mais, une fois n’est pas coutume, ici, tout est bien qui finit bien !

La fiche technique :
Réalisateurs : Alexandre de la Patellière, Matthieu Delaporte
Producteurs : Jérôme Seydoux, Dimitri Rassam
Scénaristes :  Alexandre de la Patellière, Matthieu Delaporte

Les acteurs :
Patrick Bruel : Vincent
Valérie Benguigui : Elisabeth
Charles Berling : Pierre
Judith El Zein : Anna
Guillaume de Tonquédec : Claude
Françoise Fabian : Françoise

Et pour la note du film, je dirais 4 sur 5.