Une fois n’est pas coutume, j’ai relu Rebecca, de Daphné du Maurier. Je l’ai lu il y a des années, au collège ou au lycée, je ne sais plus. En tout cas, ça remonte. D’ordinaire, je ne relis même pas les livres que j’ai adoré. Il y a tellement de livre à lire que ça serait dommage de perdre du temps à lire le même plusieurs fois. Evidemment, avec ma mauvaise mémoire, ça complique les choses, mais ça, c’est une autre histoire…

Je disais donc, exceptionnellement, le ciel m’étant  tombé sur la tête, j’ai décidé de relire Rebecca. Je ne me souviens plus du tout comment ce bouquin là a pu me tomber entre les mains. Je ne connais pas l’auteur et j’ai du faire un tour sur Wikipedia pour me renseigner un peu. Je n’ai pas perdu mon temps, maintenant que je sais qu’elle a écrit plein de roman, je vais avoir de quoi ajouter à ma liste de livres à lire.

Daphné du Maurier était une romancière anglaise, décédée en 1989. A priori, vu sa famille, le monde des arts ne devait pas lui être inconnu : son père était acteur et son grand-père dessinateur et écrivain.

En fait, si vous êtes un peu cinéphile, vous devez la connaître au moins un peu à travers les 3 films qu’Alfred Hitchcock a fait en s’inspirant de 3 de ses romans dont Rebecca. Peut-être que je me laisserais tenter par le film, le livre en tout cas est un vrai régal.

Rebecca - Daphné du Maurier

C’est plutôt une lecture féminine, c’est sûr puisqu’il s’agit d’une histoire d’amour entre un veuf riche et célèbre et une jeune et pauvre demoiselle de compagnie. Heureusement que le destin les a fait se rencontrer, ces deux-là ! Malheureusement notre demoiselle de compagnie est une jeune femme inexpérimentée et très timide. Pâle figure à côté de l’absente, la première femme de notre veuf, belle, vive, sûre d’elle. Rebecca est morte mais elle n’est jamais bien loin. Ce n’est pas un roman qui met en scène des fantômes, et pourtant, dans l’esprit des personnages, c’est tout comme. Ce n’est pas pour rien que le roman porte son nom.

Le jeune couple s’installe à Manderley, l’illustre demeure de Maxim, lieu de fête, de bal, et surtout là où tout rappelle la morte. Elle devient omniprésente le jour où son corps est retrouvé. On pensait que Rebecca s’était noyée, mais c’est étendue dans la cabine de son bateau qu’elle gît  Et le bateau a coulé dans des conditions suspectes… Qu’a-t-il bien pu se passer ? Et si Rebecca n’était pas celle qu’on croit ? L’amour et l’apprentissage de la vie de notre jeune héroïne lui réserve bien des surprises…

Evidemment, c’est merveilleusement bien écrit, sans fioritures. Les descriptions ne sont pas trop longues mais permettent de se faire une idée exacte du décor. On se retrouve sans s’en rendre compte auprès des personnages, on les suit, on s’inquiète comme eux, on a honte comme eux. On grandit presque, comme eux.

Un vrai bonheur quoi ! Après une si délicieuse entrée en matière, j’espère que les autres romans seront à la hauteur de mes attentes !

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