Des livres, de la cuisine, des coups de coeur, du partage

Color Show et Joe Fresh

Après la trève hivernale, les envies de vernis m’ont reprise et ça tombait plutôt bien puisque ma Canadienne préférée m’avait envoyé 2 vernis parfaits pour lutter contre la morosité de l’hiver.

Ma Canadienne a choisi de m’envoyer un vernis Color Show, de la marque Maybelline, le Iced Queen, un violet très doux et un autre de la marque Joe Fresh, Robin’s Egg, un bleu clair mais vif et frais. Je lui trouve quelque chose de polaire, je ne saurais pas expliquer pourquoi. Je trouve même que le nom du Color Show, Iced Queen, lui conviendrait parfaitement.

Vernis Maybelline et Joe Fresh

Je ne connaissais pas Joe Fresh, je sais maintenant qu’il s’agit d’une marque canadienne lancée par Joe Mimram et qu’on peut acheter ses vernis ou d’autres cosmétiques sur internet. Joe Fresh, c’est aussi une marque de vêtements pour hommes et pour femmes.

Incapable de choisir lequel allait être porté en premier, j’ai décidé de les porter ensemble. Et je dois dire que le résultat me plait beaucoup. Ils sont très complémentaires :

Manucure Maybelline et Joe Fresh main droite

Qu’il s’agisse du Color Show ou du Joe Fresh, il faut poser deux couches pour que le rendu soit uniforme. Leur pinceaux sont tous les deux agréables et contribuent à une pose facile sans débordements. Le Joe Fresh est par contre d’une texture beaucoup plus épaisse et il lui faut un peu de temps pour le séchage mais contrairement à d’autres vernis épais, je n’ai pas eu la mauvaise surprise de retrouver des traces des draps sur mes ongles.
Je ne sais pas si cela vous arrive, mais je me suis déjà retrouvée avec des ongles tout abîmés par les draps, cela laisse des traces et rends le vernis souvent terne. C’est très désagréable comme mésaventure ! Enfin, là, en l’occurrence, pas de problème.

Manucure Maybelline et Joe Fresh main gauche

Pour la tenue, je dois dire malheureusement que les vernis Maybelline n’ont pas l’air vraiment au point. A leur décharge, les deux Color Show que j’ai testé, n’ont pas eu droit à leur couche de top coat. Depuis qu’il a rendu l’âme, je n’en ai pas encore racheté… Et oui, je sais, c’est mal !!!
Pour le Joe Fresh, toujours sans topcoat, la tenue est vraiment correcte.

A 4$ le vernis à ongle Joe Fresh et 3,25€ le Color Show sans formaldéhyde et sans toluène, c’est un petit plaisir raisonnable.

Pour finir, je vous propose une petite vidéo Color Show :

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Scones maison

Voilà un bout de temps que je n’ai pas pris le temps… Pas pris le temps de cuisiner vraiment, ni de publier sur le blog. Mais je vais essayer de me rattraper un peu, avec une recette à la fois simple et efficace : les scones.

Scones maison

Depuis que j’en ai mangé dans un salon de thé pour la première fois il y a quelques mois, je voulais absolument en faire moi-même. Pour le goûter, je trouve ça très sympa et rapide à faire. Et comme je suis une grande consommatrice de thé, je me fais mon goûter à l’anglaise comme ça !

Je ne sais pas si la forme classique des scones est triangulaire ou ronde, on voit les deux, mais pour faire simple, un emporte pièce rond est le seul élément vraiment nécessaire pour la recette.

Pâte à Scones

Temps de préparation : 20 minutes – Préchauffage du four : 220°C – Temps de cuisson : 12/15 minutes

Les ingrédients pour 6/8 scones :
125 g de farine
20 g de beurre
12 cl de lait
1 cuil. à soupe de sucre
1 sachet de levure
1 pincée de sel

La recette :

– Préchauffer le four à 220°C.
– Dans un saladier, tamiser la farine. Ajouter la levure et le beurre coupé en dés.
– Incorporer le beurre à la farine avec les mains, grossièrement.
–  Ajouter le lait, le sucre et la pincée de sel. Travailler la pâte jusqu’à obtenir une pâte souple, ajouter de la farine si besoin.
– Etaler la pâte de sorte qu’elle fasse environ 2 cm d’épaisseur. L’emporte-piecer  et disposer les ronds obtenus sur la plaque de cuisson.
– Enfourner pour 12 à 15 minutes, en fonction du four. Les scones doivent être dorés.

Scones

Avec de la confiture, c’est un vrai régal. Les plus gourmands pourront aussi se faire une crème chantilly maison…

Les Aventures de Poussin 1er, Eric-Emmanuel Schmitt et Janry

Pour une fois, mon livre de la semaine est en fait une BD de la semaine.

Je ne lis pas souvent de BD, il faut dire que le rapport temps de lecture/prix n’est pas bon avec moi ! Une BD, ça se lit beaucoup trop vite, même en prenant tout son temps pour regarder les dessins… faut bien rentabiliser !

Les Aventures de Poussin 1er

Heureusement, de temps en temps je me retrouve avec une BD entre les mains et il est rare que je le regrette. Et Les Aventures de Poussin 1er n’a pas fait exception à la règle. Il faut dire qu’avec la plume d’Eric-Emmanuel Schmitt, je ne m’engageais pas en terrain inconnu ! Je n’ai encore jamais fait de billet sur ses livres, et pourtant, j’ai apprécié chacun des livres que j’ai lu de lui. Je me rattraperai un de ces quatre.

Mais aujourd’hui, parlons BD ! Les Aventures de Poussin 1er est donc la rencontre entre un écrivain reconnu, Eric-Emmanuel Schmitt et un dessinateur qui l’est sûrement tout autant, Janry, puisqu’il est le co-créateur du Petit Spirou. Le résultat : des textes drôles, entre philosophie et naïveté, et un poussin attachant dans un décor simple et efficace. Une belle synergie en somme.

Pâques

Dans le premier tome, Cui suis-je ? Poussin 1er, s’interroge sur sa condition, sur ce qu’il est. Être, l’existence, est au coeur de ses préoccupations. Et on ne peut pas dire qu’il puisse beaucoup compter sur les autres animaux qu’il rencontre pour l’aider.

Poussin 1er vient à peine de naître et pourtant, le voilà déjà un brin mégalo !

Le tome 1 des Aventures de Poussin 1er est paru à la rentrée, les tomes 2 et 3 sont donc encore à paraître mais ils laissent déjà présager beaucoup d’humour.

Tome 1 Cui suis-je ?

Voilà une BD dont je suis impatiente de lire la suite !

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson

Il y a des histoires comme ça qui s’enchaînent de fil en aiguille  de façon totalement imprévisible et qui pourtant tiennent la route. C’est le cas du roman de Jonas Jonasson, Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Jonas Jonasson (1)

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ? C’est Allan Karlsson, centenaire et ancien artificier ayant arrêté l’école à l’âge de 9 ans, apolitique et athée. Disons, pour être exacte, futur centenaire qui décide de s’enfuir de la maison de retraite dans laquelle il vivait pour ne pas avoir à fêter ses cent ans avec les autres vieux et encore moins avec Soeur Alice, qui ne le laisse jamais boire une seule petite goutte d’alcool.

Un vieux, qui plus est centenaire, ce n’est pourtant pas difficile à retrouver ? C’était sans compter la cavale dans laquelle Allan va entraîner chacune des personnes qu’il rencontrera par la suite. Petit escroc, vendeur de hot-dog, jeune femme gardienne d’une éléphante, grand escroc. Et tout cela à cause d’une malheureuse valise qu’Allan décide d’emmener avec lui, alors qu’un étrange jeune homme de la bande Never Again lui avait seulement demandé de surveiller à la gare, le temps de satisfaire une envie pressante !

Mais voilà qu’Allan décide de partir avec cette valise et voilà aussi que le jeune homme décide de retrouver coûte que coûte cette valise. Comme si Allan n’avait pas assez de la police à ses trousses ! Tout s’enchaîne aussi efficacement que s’il s’agissait de dominos actionnés par un tout petit mouvement du doigt.

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Jonas Jonasson (2)

Je disais de fil en aiguille ? J’aurais tout aussi bien pu dire « de meurtre en cavale », cela correspond assez bien aussi ! Et la police qui cherche, qui cherche désespérément à retrouver qui ? Une centenaire fou et sanguinaire ? Un pauvre centenaire enlevé par des dealers ? Mais quel lien peut-il donc avoir avec un vendeur de hot-dog ? Et cette femme aux cheveux rouges ?

Tout ça parce qu’il n’a pas voulu fêter son anniversaire, Allan Karlsson devient le vieux le plus célèbre de la Suède. Ce que la Suède ne sait pas, ni la police non plus d’ailleurs, c’est qu’Allan Karlsson en a vu bien d’autres tout au long de sa vie. Il n’a en effet pas été permis à tout le monde de rencontrer Franco, Truman, Mao ou Staline et tout ça, rien que dans une seule vie !

Quand bien même la probabilité pour qu’un seul homme vive autant de choses qu’Allan Karlsson soit faible, l’histoire du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire tient la route et tient son lecteur en haleine avec autant de simplicité que de succès.

Un petit bémol toutefois : l’écriture des premières pages est assez redondante et laisse craindre une écriture dans la répétition, ce qui n’est heureusement pas le cas. La lourdeur n’est que dans les premières pages, pas de quoi s’effrayer donc ni de refermer le livre à peine ouvert.

Royal Affair, Nikolaj Arcel

Royal Affair, voilà un film que je voulais voir depuis longtemps ! Entre la romance et l’historique, il avait a priori tout pour me plaire… Et je n’ai pas été déçue.

Royal Affair - Affiche du film

L’intrigue se passe au Danemark en 1770. Caroline Mathilde, la jeune épouse du roi, d’ailleurs lui-même tout aussi jeune, essaie de trouver sa place dans une cour qui lui est étrangère. La langue, la culture sont les premières barrières qu’elle devra surmonter. Puis viendra l’indifférence de son époux, un époux qui tient aussi difficilement son rôle de roi. Car le Conseil du roi contrôle tout, décide de tout. Et le roi n’a finalement pas son mot à dire. Il faut dire aussi que le roi semble quelque peu arriéré.
Pour mieux le manipuler mais officiellement pour s’occuper de sa santé, Johann Friedrich Struensee, grand médecin et intellectuel influencé par les Lumières, a été choisi. Sa position auprès du roi va lui permettre de mettre en place de nombreuses réformes. Mais l’amour qu’il voue à la reine et ses idées politiques déplaisent fortement au Conseil. Révoltes et révolutions grondent.

Trahisons, espoirs, romance, tout est fait pour captiver et le jeu des principaux acteurs, Alicia Vikander, Mads Mikkelsen et Mikkel Boe Folsgaard, y est aussi pour beaucoup. Je pense que ce n’est pas pour rien que le film a été récompensé par le César et l’Oscar du Meilleur film étranger en 2013. Les costumes sont également très beaux. On se sent vraiment plongé dans une autre époque.

Le seul petit reproche que je pourrais faire, c’est que le film m’a beaucoup trop fait penser à The Duchess. Mais si la base est similaire : une femme épouse un homme de haut rang qui ne l’aime pas, elle tombe amoureuse mais les conséquences seront tragiques, j’ai de loin préféré Royal Affair à The Duchess. D’abord pour le jeu des acteurs, ensuite pour la fin. J’ai trouvé que The Duchess s’achevait un peu comme un cheveu sur la soupe, comme si quelque chose avait été bâclé, contrairement à Royal Affair. Enfin, le contexte historique dans lequel s’inscrit Royal Affair, même avec des écarts et une interprétation précise, m’a plus intéressée que dans The Duchess.

Avec tout ça, je dirais bien que Royal Affair mérite son 4 sur 5.

Royal Affair

La fiche technique :
Réalisateur :  Nikolaj Arcel
Producteurs exécutifs : Karen Bentzon, Kristina Kornum

Les acteurs :
Mads Mikkelsen : Johann Friedrich Struensee
Alicia Vikander : Caroline Mathilde
Mikkel Boe Folsgaard : Christian VII
David Denick : Ove Høegh-Guldberg
Trine Dyrholm : Juliane Marie

Un Printemps vers Compostelle, Aimé Hoffbeck

Je continue mon pèlerinage littéraire pour vous parler aujourd’hui d’un livre très particulier. Du Printemps vers Compostelle n’est pas l’oeuvre d’un grand écrivain de renommée mais celle d’un psychothérapeute alsacien qui s’est, comme tant d’autres individus « anonymes », lancé sur le Chemin.

La démarche d’Aimé Hoffbeck s’inscrit dans la volonté de parler du Chemin au jour le jour. C’est la raison pour laquelle il a décidé de tenir un blog qu’il a fait vivre un peu avant son départ et qu’il a ensuite clos quelque temps après son retour.

Du Printemps vers Compostelle - Aimé Hoffbeck

Le livre rassemble ainsi chacun des billets qui ont été publiés. Le suivre pour ainsi dire au jour le jour donne une vraie consistance au Chemin. Nous n’ignorons rien des souffrances de l’auteur, nous savons chacune de ses étapes. D’un point de vue pratique, cela peut donc être intéressant pour celui qui envisage de prendre lui aussi d’enfiler ses chaussures de randonnées pour suivre ce périple.

Mais, pour moi, la vraie richesse du Printemps vers Compostelle, c’est le regard que porte Aimé Hoffbeck sur ce qu’il vit à l’intérieur de lui. Loin d’en faire un simple récit égo-centré, et sans prendre le ton d’un praticien en pleine séance avec un patient sur le « divan », c’est au contraire un échange. La volonté, ou tout du moins le désir d’Aimé Hoffbeck, c’est d’après moi, d’apporter des clés pour ouvrir des portes en nous, de donner à ceux qui prendront la peine (disons plutôt le plaisir) de le lire, une compréhension nouvelle, une ouverture sur quelque chose qui, peut-être, est source de tension et qui, à bien y regarder, trouve une explication.

À lire Aimé Hoffbeck, on réalise que tout n’est parfois pas si compliqué qu’on pense. Ce n’est pas un donneur de conseil ni un moralisateur. Son langage est modeste, bienveillant même. Il ne cherche en aucun cas à en imposer. C’est plutôt le livre d’un ami qui partage son expérience.

La richesse du Printemps vers Compostelle réside sans doute dans la lecture qu’en feront ceux qui ouvriront le roman : certaines de ses phrases ne sont pas toujours aisées à comprendre dès lors qu’on se prend au jeu et qu’on cherche à analyser ses propos, nous, les lecteurs confortablement installés et loin, très loin de la vie sur le Chemin. Parce que bon, travailler sur soi nécessite tout de même un minimum d’efforts.

Le Mystère d’Edwin Drood – Charles Dickens

Je n’avais encore rien lu de Dickens et je n’avais pas envie de lire en premier l’un de ses romans les plus connus et dont je connais les histoires dans les grandes lignes.

Je voulais vraiment découvrir quelque chose de nouveau, un peu pour découvrir vraiment Dickens par moi-même. J’ai posé mon choix sur Le Mystère d’Edwin Drood, présenté comme « la plus extraordinaire énigme littéraire de tous les temps ». Il faut dire que Dickens est mort avant de finir ce roman, laissant ouvert à toutes les spéculations possibles, le fin mot de l’histoire.
Le Mystère d'Edwin Drood - Charles Dickens

L’édition Archi Poche que j’ai achetée s’achève sur le récit imaginé par Paul Kinnet, qui semble avoir longuement travaillé sur le sujet avant d’oser en proposer la fin. Quoi qu’il en soit, que sa version soit celle qu’avait envisagé ou non Dickens, elle s’inscrit avec respect dans le style de Dickens et ne trouble pas la lecture.

Mais venons en à l’histoire, Le Mystère d’Edwin Drood c’est l’histoire d’un jeune couple, Edwin et Rosa dont les parents, tous décédés, ont voulu qu’ils se marient ensemble. Pourtant, leurs sentiments ne les rapprochent pas et ils décident de ne pas aller à l’encontre de leurs sentiments.

Edwin est à la fois le neveu et la pupille de Jasper, chef de la chorale dans la petite ville presque insignifiante où ils vivent. Jasper est un personnage étrange, plein de contraste. Et il a, semble-t-il, un grand secret : il est fou de la financée de son neveu. Et quand celui-ci disparaît, il jure de faire payer son meurtrier…

A moins que cet oncle justicier ne soit qu’un habile manipulateur ?

Le lecteur est libre de s’arrêter là où Dickens s’est lui-même arrêté, ou de continuer jusqu’au bout. Imaginer la fin ou non.

Lire Dickens n’est pas la plus facile des lectures, pourtant sa plume est plaisante et peut-être moins lourde que nos classiques français (même si je ne me base que sur une traduction, je l’avoue).

Le Mystère d’Edwin Drood, c’est un peu les prémices des romans policiers et pour peu qu’on soit vigilant, on trouve des indices semés ça et là pourtant tenter de découvrir le mystère qui se cache derrière cette disparition.